L’Alsace sourit à l’Ossétie [J08 S10]
Les Ossetians débutent l’année 2007 avec une victoire 12-23 à Strasbourg. Réactions de coach Cantona et ex-coach Courbis.
Journaliste : Cette quatrième victoire de la saison est aussi la deuxième à l’extérieur. Après le bon parcours en Challenge, on a le sentiment que quelque chose a changé à Vladikavkaz, non ?
Ex-coach Courbis : Eh bien déjà, on affronte des adversaires allégés en créatine. Ca fait nettement moins mal aux dents quand tu gnappes un mollet en chair, qu’une guibole en béton. Tu peux enchaîner à la percussion plutôt que de penser au forfait dentaire de ta mutuelle. L’état d’esprit a changé, c’est ça.
Et puis aussi, la salle de musculation. On a remplacé les altères par des épingles à nourrice. Les gars se sont blessés,bien sûr, on est pas mouisards pour rien, hein, mais une hémorragie de tête d’épingle c’est toujours plus facile à soigner que 200 kg de fonte sur le pied. DU coup en pleine forme qu’ils étaient les gars !
Coach Cantona : Quand j’étais petit. (Silence). Quand j’étais petit, ma mère me mettait des shorts des fois pour aller à l’école. Je revenais toujours avec le genou en sang. Pas quand j’avais le pantalon. Tu saisis ?
Journaliste : Les Ossetians jouent toujours en short et pourtant ils gagnent, et sans se blesser, non ?
Coach Cantona : Exactement. C’est ça. Bien.
Journaliste : (Soupir). Ah ? Revenons en au match contre l’Elsass Strasbourg, on ne s’attendait pas à une victoire aussi large. Comment expliquez-vous ce succès ?
Ex-coach Courbis : On a marqué plus de points qu’eux. (Rire Gras). Uhhh, non je plaisante. Sérieux, on les a survolé en touche, et on leur a fait exploser le frein à main en mêlée. Et puis j’ai l’impression qu’on les a fait gamberger du citron. Ca collait sur la pelouse. On les attendait flamboyants, ils ont été aussi riants qu’un croupier en déveine. Ils ont perdu leurs moyens je dis.
Coach Cantona : Un jour. (Silence). Un jour, j’ai dit non à ma mère. Fini les shorts. Ou alors, pas à l’école. Que des pantalons. Même la nuit. Tout le temps. Facile.
Journaliste : La prochaine rencontre se déroulera à domicile contre un MiniPous Paris qui a fait forte impression sur la Côte de Nacre, inquiets ?
Ex-coach Courbis : La Côte de Nacre, c’est pas la Côte d’Opale non plus, hein… Bon, on va pas non plus se la jouer comme Dax à Tyrosse. Les MiniParigots, c’est pas des nigauds, ils viendront pour la gagne. Comme on est à peu près sûr de perdre chez eux au retour, ce serait bien d’avoir un doigt d’amour propre et de l’emporter à la datcha…
Coach Cantona : J’ai cru tout perdre le jour où j’ai troué un pantalon. Le sang sur le genou, et tout ça….
Mais quand même. Pas de short, pas à l’école. Tu comprends ?
Le vieux stade de Vladikavkaz déploie ses gradins de béton fatigué au pied de verdoyantes collines qui se prolongent, au sud, par les hautes cimes du Caucase. Une affichette annonce le prix unique du billet: 50 roubles, 1,5 Eurovalie. De quoi permettre à un assez grand nombre de spectateurs d’Ossétie, petite République de 700. 000 habitants, de pénétrer dans l’enceinte.
Les Blacks du Tsar arborent le noir avec fierté. concessions à notre équipementier, quelques lignes blanches.

